Carla Adra




Née en 1993 à Toronto, Carla Adra est une artiste basée en France. Ses travaux ont récemment été présenté à la 15ème Biennale de Lyon (Lyon, FR), au Réfectoire des Nonnes (Lyon, FR), au FRAC Champagne-Ardenne (Reims, FR) à la Comédie de Reims (Reims, FR), à la Fondation d'Entreprise Ricard (Paris, FR), à la Générale (Paris, FR).

« Carla réalise des projets ambitieux et matures, qui combinent la sculpture et l’acte performatif. Elle s’exprime principalement par l’action des corps dans l’espace mais aussi par l’écriture, la création d’objets et la photographie. Ses actions prennent souvent forme à partir des qualités spécifiques du lieu où elle présente son travail. Une source particulière de lumière ou un parquet grinçant peuvent déterminer la mise en forme de corps dans l’espace, qui se déplacent selon un projet montrant une grande sensibilité et précision. Carla Adra est un moteur, capable d’entraîner les autres vers de nouveaux projets et de les impliquer dans des situations de jeu, d’expérimentation et recherche. Pour Carla, l’échange avec l’Autre est toujours une occasion d’enrichissement et d’étude. »

Giuseppe Gabellone

CV (pdf)

Expositions

Juillet 2020
Exposition collective, commissariat Laurent Buffet, Centre des Livres d’ Artistes (CDLA), Saint-Yriex-la-Perche.

Jusqu’au 5 janvier 2020
"BUREAU DES PLEURS", 15ème Biennale de Lyon, Usines Fagor Brandt.
Porté par Carla Adra, Romain Bobichon, Fatma Cheffi, Sophie T. Lvoff, Lou Masduraud, Irène Mélix, François Piron et Maha Yammine, le Bureau des Pleurs avec son slogan « We know the future of this place » propose d’autres réalités du site des Usines Fagor. Ici, les temps passé, présent et futur se mêlent dans un pavillon fictif qui devient une entreprise laboratoire des affects.



Le 7 décembre 2019
PERFORMANCE "UN DOSSIER DU BUREAU DES PLEURS", 15è Biennale de Lyon; Anciennes Usines Fagor Brandt.



Résidences

Jusqu’en Juillet 2020
POST-DIPLÔME DES BEAUX ARTS DE LYON, dirigé par François Piron

Jusqu’en Janvier 2020
PCCP (Paris Center of Cosmologie and Physics), un projet de Giuseppe Gabellone & Matteo Barsuglia

mail : carla.adra@hotmail.fr
facebook :@carlaadra
instagram :@carlaadra



Rapport

2018-2019
Résidence de médiation
au Frac Champagne-Ardenne
avec les collèges Paul Fort,
Sacré Coeur et Trois Fontaines
de Reims.



Les microcosmes institutionnels, tel que les collèges Trois Fontaines, Paul-Fort et Sacré-Cœur sont amenés à établir un dialogue par le biais des élèves. Ces derniers entrent en correspondance les uns avec les autres, s’écrivant des messages, dissimulés dans des objets qui rappellent les combines imaginées par les prisonniers. Au fur et à mesure, ce ne sont plus les lieux qui se rencontrent mais les singularités des différents individus. Proche d’une esthétique de marché de rue, l’installation que propose Carla Adra intervient dans les notions d’intérieur et d’extérieur présentes à la fois dans les objets servant de contenants et de contenus, dans cet espace aux qualités urbaines industrielle et dans les déplacements imposés aux objets. L’artiste se positionne comme un pont entre ces trois territoires géographiques et s’intéresse aux frontières spatiales et sociales inhérentes à ces différents établissements.



Ailes, 2019

Performance / 5 performeurs (enfants)
Boucliers (résine, journaux intimes, papiers A4)
Frac Champagne-Ardenne.



Carla Adra a fabriqué des boucliers à partir de ses pages de carnets intimes, où l’écriture était une ossature. Utilisés lors de la performance, ils propulsent les enfants dans une autre temporalité. Agissant comme des chevaliers, les cinq petites filles se protègent d’une attaque de boulettes de papiers provenant de l’autre côté du mur*. Dans ces boulettes se cachent des messages, des phrases, écrites par deux adolescents lors d’un atelier d’écriture sur la honte, les peurs, les sentiments cachés. En réceptionnant les papiers, les enfants décident d’ouvrir et de répondre aux adolescents.

* Installation Déplacement, 2019, Ouassila Arras, Frac Champagne Ardenne, Plein Jeu #2.



Les Vagues, 2019

Adaptation du roman Les Vagues de Virginia Woolf
En collaboration avec Ouassila Arras

- Festival Reims Scènes d’Europe, Comédie de Reims.
- Colloque Recycling Woolf, Université de Lorraine.



Suite à la lecture bouleversante du roman Les Vagues de Virginia Woolf, Carla Adra a fabriqué une voile à partir de tissus chirurgicaux soulignant l’empathie qu’elle a éprouvée lors de la lecture de ce livre où Virginia Woolf transforme l’angoisse en beauté. Cette installation devient le matériau d’un film, d’une pièce de théâtre et d’une conférence où Carla Adra et Ouassila Arras performent le texte.

Crédits vidéo: Alexandre Vuillerme
Crédits son: Alexandre Adra





Echo, 2018

Performance
80 photographies, 26 performeurs
Fondation d’Entreprise Ricard, Paris.



Chacun des visiteurs présents à la performance reçoit une photographie indiquant un rendez-vous téléphonique à ne pas manquer. À une date et à un horaire précis, il sait que quelqu’un attendra son appel. Carla Adra fabrique un moment d’échange entre deux inconnus, sans s’immiscer dans leur conversation.



Aire, 2017

DNSEP
Performance et sculpture
Parquet grinçant, 5 performeurs.



A l’origine de Aire, une marche méditative pratiquée par Carla Adra dans un temple bouddhiste.
Les joueurs de parquet réveillent le sol en le faisant chanter. Ils sont comme des musiciens où l’instrument joué est le sol qu’ils ont en commun. Pendant cette performance, ils sont à l’écoute de leur propre corps et de celui des autres. Tout comme les 11 sculptures Boites qui sont dissimulées dans le parquet, ils entrent en conversation à travers le sol.
Cette pratique a été de développée au sein d’un atelier dans le but de créer un climat apaisant et fédérant pour les étudiants.

Joueurs de parquet : Thomas Schmahl, Valentin Tyteca, Léa Barrachina, Victor Gorini, Agathe Boyer.



Aire II, 2017

Performance et sculpture
Fauteuils grinçants, 5 performeurs

Exposition « V », Prix Prisme
Carla Adra est lauréate du prix prisme 2017.



En suivant le même processus que pour Aire, une chorégraphie est développée au gré des grincements de fauteuils situés dans la grande salle de la Comédie de Reims.
Les 11 Boites sont disposées au sol, à la place de certains fauteuils qui ont été retirés spécialement pour laisser place à ces sculptures. Les sièges manquants, symbolisant l’absence, sont remplacés par des lettres adressées aux proches de Carla Adra.

Joueurs de fauteuils: Thomas Schmahl, Valentin Tyteca, Léa Barrachina, Victor Gorini, Agathe Boyer, Pauline Jocteur Monrozier.



Rayons, 2017

Festival FNA
Commissariat :
Jean-Charles Agboton-Jumeau
La Générale, Paris.



Lors d'une exposition des Boîtes, une de mes lettres a été dérobée par un visiteur. Suite à cela, j'ai décidé de travailler sur le séminaire de la lettre volée de Lacan. J'ai ainsi fait venir une dizaine de personnes pour performer. Ils avaient comme consigne d'écrire une lettre à la personne qu’ils souhaitaient, de l'enfermer dans une enveloppe et de la donner à un inconnu en lui demandant de ne pas l'ouvrir et de, à son tour, la donner à quelqu'un d'autre.



Carla's Pain Perdu, 2017

Micro Self Residency,
at Calle del Forio,
a project run by Francesco Nordio,
Venise.



Le premier soir, un inconnu m’a invitée à manger chez lui. Cette expérience m’a donné envie d’inviter chaque jour deux inconnus à venir partager du pain perdu au fond d’une galerie (anciennement une boulangerie).
Je récoltais du vieux pain chez les restaurateurs, je préparais le pain perdu dans ma cuisine et l’apportais à l’heure du rendez-vous. Pendant la rencontre, je restais à l’extérieur et accueillait les visiteurs en les prévenant du projet en cours et en leur proposant de prendre rendez-vous ultérieurement. Ainsi, le restaurant clandestin affichait complet chaque soir.



Les Montagnes Noires, 2016

Sculpture et Installation
Photographie, édition.



Cette installation est une rencontre entre deux livres : Gel, 1963 de Thomas Bernhard, et Vivre de Paysage ou l’Impensé de la Raison, 2014 de François Jullien.
Les Montagnes Noires est une installation évoquant un parcours, une marche, une récolte. À partir de plantes déracinées et d’objets trouvés sur son chemin, Carla Adra donne à voir une nature inquiétante dans l’espace d’exposition. Les trous d’anciens clous accueillent les coquelicots fanés et des débris de verre épousent les gouttes de pluie sur les vitres des fenêtres.
Edition, photographies, Les Montagnes Noires.



De l'insulte au miracle, 2016

En collaboration avec Adèle Gratacos
Video 33’
Stromboli, Sicile.



Sur les pas de Rossellini nous partons un mois au Stromboli dans l'espoir d'y faire un film. À deux, sur une île, nous écoutons Marguerite Duras et Barbara, nous parlons d'amour, de désir et de fusion entre deux êtres. Nous écrivons sur le soleil et sur sa lente brûlure spasmodique. Nous parlons des astres, du volcan, et de la mer.

Nous réalisons une performance filmée. Je cours et elle filme. Elle devient mon centre de gravité. Grâce à elle je tourne. Comme la lune tourne autour du soleil, je tourne autour d'Adèle. Je m'épuise. C'est cet épuisement auquel on assiste, avec ce bruit haletant de la respiration et ce regard qui tient, qui reste fixe, hypnotique.



Atelier Cœur, 2016-2017

ESAD de Reims.



Au commencement de ma cinquième année d’étude à L’ESAD de Reims, j’ai mis en place un atelier hebdomadaire pour les étudiants afin de vivre une expérience artistique individuelle au sein d’un groupe. Développer un travail artistique demande une pratique solitaire et profonde, c’est pour cela qu’il me semble nécessaire d’avoir la possibilité de se retrouver dans un espace commun qui prend en compte cet investissement personnel. Une quinzaine d’étudiants de la première à la cinquième année et de toutes disciplines (art, design et graphisme) ont rejoints l’atelier toute l’année.
Au travers d’exercices performatifs alliant le corps et le langage, tel que l’écriture, le geste décomposé, la prise de parole, l’écoute du silence, l’acceptation du regard de l’autre, nous créons des moments de rencontres et d’échanges. Nous investissons les liens et les tensions qui se situent au sein de nos relations afin de révéler nos différences et nos identités propre à chacun. C’est un espace-temps où la suspension de jugement est la première règle.
J’ai mis en place un travail en binôme où ces derniers s’écritvaient des lettres et se les donnaient chaque semaine à l’atelier. Ainsi ils ont construit une relation épistolaire et se rencontrés au travers de l’écriture, un langage souterrain et profond.
À la fin de l’année, nous avons agit clandestinement dans l’école, pour les autres élèves. Nous avons laisser des colis et des lettres anonymes adressées aux autres étudiants.
Ce travail questionne le rôle de l’institution. Comment faire école ? Comment les étudiants peuvent-ils transmettre leurs expériences ? Comment peuvent-ils s’entraider ? Comment investir cet espace institutionnel, artistique et social ?



Chers amis

Série de moments de vie commune consacrés à l'expérience artistique.
Durée : Une semaine
Organisé par William Jay et Carla Adra



Après avoir réalisé un documentaire au Mexique sur une école Montessori, Carla Adra et William Jay organise régulièrement des semaines avec des étudiants en art qui ne se connaissent pas à travailler ensemble pendant l'été. Dans une maison à la campagne, ils se rencontrent et expérimentent d’autres modes de vie et de communication. Les lieux changent à chaque workshop.

Participants : William Jay, Deborah Janssens, Hélène Cayet, Caroline Chauvelot, Eva Lozano, Lauriane Vauthier, Adèle Gratacos, Baptiste Sorin, Sophie Guilloteau, Constance Pinchon, Elisa Bertron, Thomas Vanz, Aurelien Richard, Carla Adra.



Boites, 2017-> En cours

Bois, Lettres manuscrites, Ruban adhésif.



Carla Adra enroule et enferme des lettres adressées à ses proches dans des chutes de bois manufacturées qui deviennent des cachettes pour des écrits condamnés. Leur forme télescopique est inspirée par la prêle, une plante poussant au bord des rivières. Ces Boîtes, une fois installées dans un espace d’exposition, s’adressent indirectement les unes aux autres.



Aucun mur n'est blindé, 2019

Dessin mural
4m x 6m
Encre de chine, aquarelle, photographies.
En Bas
Commissariat : Fatma Cheffi
Réfectoire des Nonnes,
ENSBA, Lyon.



La photographie d’un trou béant dans un mur est placardée par Carla Adra dans différents endroits de Lyon, signalant à chaque fois un espace perdu ou oublié dans l’architecture et le mobilier urbain. La même image est adaptée aux différents formats produits par les espaces vides de la ville. Cette action est documentée à travers un dessin minimal et personnel dans l’espace d’exposition.



Clés du sol, 2019.

Sculpture
Aluminium, acier
Dimension variable
En Bas
Commissariat : Fatma Cheffi
Réfectoire des Nonnes,
ENSBA, Lyon.



Ces sculptures sont une rencontre entre la plaque d’égout et la semelle de chaussures, deux objets aux motifs similaires. Et si la semelle pouvait s’encastrer dans les plaques d’égouts et ouvrir les tréfonds du sol ? Ce point de contact entre le corps et le sol est l’objet d’une recherche menée depuis la performance Aire (2017).



Bureau des pleurs*, 2019.

Installation
Interface en consultation,
300 vidéos webcam
300 CD gravés, colle
Performance Un Dossier du Bureau des Pleurs, 45 mn.
15è Biennale de Lyon,
Anciennes Usines Fagor Brandt.



Carla Adra s’est entretenue au cours de l’été 2019 à Lyon avec plus de 300 personnes rencontrées dans l’espace public. Chacune d’entre elles a accepté de lui livrer le récit personnel d’une injustice vécue, passée ou récente : des récits parfois anecdotiques, parfois drôles ou parfois tragiques, de vies transformées, quelquefois définitivement abîmées.
Les enregistrements de ces récits sont gravés sur des CD définitivement scellés et désormais inaccessibles dans l’installation. Ils garantissent l’anonymat des personnes, tandis que Carla Adra les représente devant une webcam, telle une traductrice simultanée transmettant à travers sa voix ces récits mot à mot, endossant leurs rythmes, leurs accents, leurs brisures.
"Seule sur l’île de Philippe Quesne, Carla Adra interprète un fragment des dossiers du Bureau des Pleurs. En reproduisant le même dispositif sur scène et en public, Carla Adra réouvre le cercle de ces paroles intimes."

François Piron

Interface vidéo : Zoé Sylvestre

*Le Bureau des Pleurs (porté par Carla Adra, Romain Bobichon, Fatma Cheffi, Sophie T. Lvoff, Lou Masduraud, Irène Mélix et Maha Yammine, en collaboration avec François Piron, coordinateur du post-diplôme de l’ENSBA Lyon où se sont connus ces artistes), avec son slogan « we know the future of this place », investit un ancien bureau des usines Fagor. À l’aide d’indices de l’activité récente du site, il projette dans un futur potentiel où de nouvelles fonctionnalités poétiques et politiques commencent à se dessiner



Un dossier du bureau des pleurs, 2019

Performance, 35 mn
15ème Biennale de Lyon,
Anciennes Usines Fagor Brandt



"Seule sur l’île de Philippe Quesne, Carla Adra interprète un fragment des dossiers du bureau des pleurs, sa contribution au sein de l’installation collective éponyme visible au sein de la biennale dans l’usine Fagor. Carla Adra s’est entretenue au cours de l’été 2019 à Lyon avec plus de 300 personnes rencontrées dans l’espace public. Chacune d’entre elles a accepté de lui livrer le récit personnel d’une injustice vécue, passée ou récente : des récits parfois anecdotiques, parfois drôles ou parfois tragiques, de vies transformées, quelquefois définitivement abîmées. Les enregistrements de ces récits sont gravés sur des CD définitivement scellés et désormais inaccessibles dans l’installation. Ils garantissent l’anonymat des personnes, tandis que Carla Adra les représente devant une webcam, telle une traductrice simultanée transmettant à travers sa voix ces récits mot à mot, endossant leurs rythmes, leurs accents, leurs brisures.En reproduisant le même dispositif sur scène et en public, Carla Adra réouvre le cercle de ces paroles intimes."

François Piron

Crédits photo : Mathis Durand



Ma robe était de la même couleur que les murs de la cafétéria, 2016

Matériaux mixtes
Franchet d’Esperey, Reims.



Ma robe était de la même couleur que les murs de la cafétéria est le premier projet où Carla Adra manifeste son engagement entre sculpture, architecture et sociabilité. Elle utilise la cafétéria de l’école comme un lieu d’atelier et d’exposition pour se fondre son installation dans cet environnement.

Butin, 2017 > En cours
Série Vidéo

Carla Adra développe une série vidéo, une collection de vidéos bruts, sans montage. Filmés à la main, spontanément, trouvés au gré de ses voyages et rencontres, ces moments surgissent dans sa vie. Ils témoignent de rencontres intenses entre un sujet, un lieu et elle-même. Tel une anthropologue, sa présence est retenue dans l’espoir de donner place au sujet filmé.

Le collecteur d’huile, Reims, France, Novembre 2017.

Cabane de Chantier, Villa Domange, France, Octobre 2017.

La transporteuse de brique, Ahmedabad, Inde, 2012.

Franco, Palerme, 2016.

La mouche, Aulnay-La-Rivière, France, 2015.

Voile, Benarès, Inde, 2016.

Luis et sa mère, Cuernavaca, Mexique, 2014.

Presse

https://news.artnet.com/exhibitions/lyon-biennial-2019-1682167
https://lyon.citycrunch.fr/notre-top-5-de-la-biennale-dart-contemporain/2019/10/24/
https://www.lesinrocks.com/2019/10/04/arts/arts/15e-biennale-de-lyon-lart-dune-production-locale/

Contributions



Artiste-Run Spaces, around and about - 2012-2015-2017, Rozenn Canevet, Les presses du réel, 2019.
https://www.lespressesdureel.com/ouvrage.php?id=7081&menu=



Les Écritures bougées - Une anthologie , Aziyadé Beaudoin Talec, édition MIX, 2018.
https://www.lespressesdureel.com/ouvrage.php?id=6788


Auto-édition

Les Montagnes noires, 2016.

De l'insulte au miracle, 2016.

Atelier cœur, 2016.